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07/11/2010

Dødheimsgard - Satanic Art (1998)



Sous les griffes de Vikotnik, les myriades célestes tourbillonnent comme autant d'éclairs enragés. Déjà la démentielle et jouissive bouillie multicolore de 666 International. J'ai un fantasme récurrent à propos de Traces of Reality. Je m'imagine cet hymne à la démence scandé par une marquise d'un autre âge, aussi glorieuse que grotesque: poudrée, mouchetée, arborant en somme tout le tin-touin de mise, elle hurle à s'en arracher les poumons, alors que ses yeux vomissent des étoiles. Sa gigantesque robe bouffante virevolte majestueusement façon Danse Serpentine. Cette marquise, c'est Aldrahn, le vocaliste de DHG, et le Ol' Dirty Bastard du black-metal. La dévotion même. À sa quête des mystères de l'âme, il sacrifie jusqu'à sa sanité d'esprit. Cette âme, il faut la vomir, coute que coute: il n'y aura pas de satisfaction, pas de fin, tant qu'elle ne luira pas à nue sur un plateau d'argent. Catharsis impossible, démesurée! Cordes vocales, accouchez.

Dødheimsgard - Monumental Possession (1996)



Un monument de pure jouissance sataniste décomplexée, hell yeah! Crossover black/thrash de très bonne facture, Monumental Possession s'apprécie comme un bon vieux rap old-school, genre Ultramagnetic MC's: le kitsch et le surfait font partie intégrante du délire et, de fait, on les accepte sans rechigner. L'expérience n'en est que meilleure. Seuls les gimmicks diffèrent: là où Kool Keith et ses acolytes passent leur temps à nous expliquer qu'ils sont les meilleurs MCs du monde, DHG nous raconte ses déboires avec Satan. Les Ultramagnetic MC's avaient les beats révolutionaires, Vikotnik a les riffs qui tuent. Oui, décidément, la comparaison tient la route. Une fois n'est pas coutume, voilà une tranche de metal bien rafraîchissante et fun.

27/10/2010

Dødheimsgard - Supervilain Outcast (Moonfog 2007)


Orange fluo et vert Matrice. Je veux du fun et du qui tabasse. Des collants moulants et des slips sur le pantalon, des justaucorps trempés dans les marais de Dantooine. Je veux des usines désaffectées, des fauteuils de PDG en décomposition, des zombies nazi radioactifs et des engrenages géants broyeurs de Charlot. Je veux Internet et ses légions de pop-ups fétichistes, la Pravda néo-post-pré-kantienne, et Zuckerberg sur un ring de la WWE. Du sperme et de la sueur, du cyanure et de l'aspirine, des jihadistes sous narcoleptiques et des cyber-rebouteux kabbalistes steampunk.
Je veux une batterie en plastique et une basse élastique. Blast-beats et mid-tempos, cassures rythmiques à la con, groove your toxic streets, modofoko. Je veux un chanteur qui se craque vraiment la voix, des chœurs léthargiques et des riffs pestilentiels. Je veux des corpsepaints multicolores. Je veux le retour de DHG.

En une phrase : Introvert sadist mindfucker.

Pour les amateurs de : Mayhem, Thorns, Code, The Kovenant, Aborym.

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23/06/2010