13/11/2010

Coil - Horse Rotorvator (1986)



Trêve de plaisanteries, il est temps de faire honneur à notre nom, avec ce premier chef d'œuvre de Coil, en partageant de la came putain de sérieuse. Indéniablement dérangé et dérangeant, Horse Rotorvator n'en est pas moins un album extraordinairement fun et goûtu, façon grande bouffe, festin de décadence irrésistible. L'album sait aussi nous faire perdre nos moyens à force de sincérité et de beauté pures, comme le montre le morceau Ostia, dédié à la mémoire de Pasolini. Le groupe se réclame également de la descendance de Leonard Cohen, avec la reprise de Who By Fire: sacrée lignée que voilà. Coil s'abandonne sans retenu à sa créativité, sacrifie à l'autel de l'absurde et du grotesque, et se fait tout à la fois bouffon du roi, troubadour et gigolo. Et puis, il y'a Penetralia, peut-être le meilleur morceau du groupe, monstrueux de vice ; il n'est pas mal aisé, à ce stade, de dresser le parrallèle avec Swans et consorts. Animal, furieux, et, par dessus tout, filthy as fuck, Horse Rotorvator est la caverne d'Ali-Baba des égouts de l'humanité.

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